L'Histoire du chat des forêts Norvégiennes         Retour :

Si je devais dresser le portrait du chat des forêts norvégiennes, je dirais que c’est un costaud au cœur d’or…
La légende nous dit que Thor, dieu de la foudre ne pu soulever l’ancêtre du norvégien tant il était lourd…
Elle nous raconte aussi que notre beau chat était chargé de tirer le char de Freya, déesse de la fertilité et de l’amour…
Mythe ou réalité, nul ne saura jamais. Ce qui est sûr en revanche, c’est que les ancêtres du Skogkatt ont côtoyé les Vikings, ces derniers les ayant probablement ramené d’orient.
Notre norvégien serait donc né sur les bords de la mer caspienne et serait arrivé dans les pays scandinaves au VIIème siècle.
Pendant très longtemps, il vécut à l’état semi sauvage chassant les rats dans les fermes.
La couleur de sa robe, le fameux brown tabby, lui permit de se fondre dans le paysage forestier tandis que le bleu et le noir le rendirent "invisible" sur les côtes rocheuses.
Dans les régions neigeuses, on trouvait essentiellement des blancs et des gris.
Son épaisse et longue fourrure le protège du froid. Son sous-poil dense, qui lui tient chaud, est recouvert d’un long pelage de garde. Il développe en hiver une grande collerette épaisse et de longues culottes.
De taille moyenne à grande, il présente un corps majestueux et solide avec de longues pattes et une queue très touffue. Ses griffes puissantes lui permettent de grimper aux arbres et aux rochers, et les touffes de poils entre les orteils, « les raquettes » isolent ses pattes de l’eau et du froid.
Il possède une tête triangulaire avec de grandes oreilles d’où dépassent des touffes de poils et de longues moustaches. Ses yeux sont en amande.
C’est dans les années 1930 que débuta l’élevage du Skogkatt, littéralement « chat des bois ».
Sélectionnant les chats pour leurs couleurs et leur robe, les premiers éleveurs évitèrent toute introduction de chat à poil long afin de préserver le plus possible cette race naturelle.
Le premier standard fut défini en 1972 en Norvège puis la FIFE le reconnut en 1977.
Il fut découvert en France dans les années 1980 grâce aux chatteries de la Pendjari et Felis jubatus.
Il est encore possible de croiser des individus sauvages en Norvège, pays dans lequel il est protégé.

Si le respect du standard est important, il est pour moi primordial de préserver et travailler le caractère du Norvégien. Celui-ci doit être calme, équilibré et ne doit jamais montrer d’agressivité, ni envers les humains, ni envers les autres animaux.

Pour plus d’informations, notamment sur les différents standards, les couleurs etc. : consulter le superbe livre de Christiane SACASE chez Artémis éditions.
Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’œil sur le site du l.o.o.f. et celui du c.c.f.n. (club du chat des forêts norvégiennes) dont je suis membre.

ENTRETIEN
Le norvégien, même s’il n’a pas le poil d’un persan nécessite un minimum d’entretien afin de conserver sa superbe fourrure.
Brossez-le donc une fois par semaine en évitant la queue mais en insistant au niveau des oreilles, des pliures et des pattes arrières.
Un bain régulier lui sera profitable s’il y a été habitué jeune.
épointez lui les griffes une fois par mois en faisant attention de ne pas couper la partie rose.
Vérifiez l’intérieur des oreilles, en cas de présence de sébum, nettoyez doucement avec une lotion auriculaire (vétérinaire) ou du sérum physiologique sur un mouchoir jetable, allez du bas vers le haut du pavillon.
Si le chat se gratte, se secoue la tête et (ou) que ses oreilles sentent mauvais, prenez contact avec le vétérinaire (gale ou otite) ; jamais de coton-tige.
Les yeux et le nez peuvent également être nettoyés avec du sérum physiologique.
Pensez à lui passer une fois par semaine un peigne anti-puce et  en cas de présence, traitez avec un insecticide ; le vermifuger en même temps car les puces sont les vecteurs de nombres de parasites intestinaux.

ALIMENTATION
La première chose qu’il faut avoir à l’esprit lorsque l’on accueille un norvégien à la maison c’est qu’il a une croissance très lente (entre 3 et 4 ans selon le sexe et l’individu).
Pas question par conséquent de lésiner sur la nourriture : celle-ci doit être de qualité et adaptée à l’âge et au statut de votre chat.
Vous aurez très probablement choisi de donner en aliment de base des croquettes, pensez dans ce cas à ce que votre chat ait toujours de l’eau fraîche à disposition.
Il est bon de donner régulièrement de la viande blanche bouillie (poulet, dinde),du thon sans huile en boîte, du jaune d’œuf cru très frais, du poisson très frais cru ou cuit (le congelé est idéal si vous le donnez immédiatement après la décongélation).
A associer à du riz, des haricots verts, des carottes.
Le fromage blanc, la vache qui rit sont aussi très bons à raison d’une à deux fois par semaine.
Vous pouvez également l’habituer à prendre un comprimé par jour de levure de bière, excellente pour le poil. Et une petite cuiller d’huile végétale, bonne pour l’évacuation des poils.
Si vous n’avez qu’un seul chat ou que des norvégiens, laissez en continu les croquettes car notre costaud est un picoreur.

SANTÉ
Le norvégien même s’il est rustique , peut comme tout autre chat être malade. La plupart du temps c’est bénin mais il convient d’observer un protocole afin que tout rentre dans l’ordre.
A t’il des selles molles et ou trop fréquentes ? si oui, supprimer l’alimentation (diète alimentaire pendant 12 h avec eau à volonté à laquelle vous aurez ajouté de l’argile blanche ou du « smecta ») puis réalimenter normalement.
Si la diarrhée reprend ou ne s’est pas arrêtée : appeler le vétérinaire. Il se peut que votre chat ait une petite intolérance alimentaire ou ai mangé quelque chose qui ne lui convient pas.
Le norvégien a un système digestif sensible, d’où l’importance d’une alimentation adaptée.
En cas de fièvre, d’apathie, de tout comportement anormal, contacter le vétérinaire ou l’éleveur et en attendant le mettre dans un endroit tranquille.
Le norvégien est sujet aux gingivites, il peut être utile de faire pratiquer un détartrage par le vétérinaire régulièrement.
L’homéopathie marche très bien sur les chats, à ce sujet :consulter l’éleveuse.

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